Des parcs dans notre ville pour grandir, se parler et s’épanouir.

Mis à jour : janv. 31


Les périodes de confinements de l’année 2020 nous ont fait comprendre et surtout ressentir certaines évidences : nous sommes profondément des êtres sociaux.


La crise sanitaire et les confinements ont durant des semaines empêché nos concitoyens de retrouver des visages familiers et les échanges du quotidien.


Certains vivent toujours cette privation de contact social depuis près d’un an maintenant. On pense évidemment aux personnes vulnérables mais il s’agit aussi des étudiants privés de leurs cours à l’université et contraints de travailler exclusivement dans leurs chambres devant leurs écrans. Parmi eux se trouvent bien sûr des jeunes Montiliens.


Cette épreuve crée une vraie perte de repères, ils ont de plus en plus de mal à trouver du sens à leurs efforts consentis dans l’isolement.

L’ensemble de ces bouleversements, nous permet de réaliser que disposer de lieux pour marcher et respirer en toute quiétude n’a pas de prix pour nous permettre de tenir sur la durée. Ce serait des lieux où nous pourrions sentir de vraies odeurs et entendre les bruits ténus et variés, à l’abri des engins motorisés auxquels nous sommes exposés semaine et week-end inclus. Ces lieux ce sont des parcs.


A l’heure où nos échanges personnels et professionnels passent de façon massive par les réseaux sociaux, nous avons besoin d’espaces authentiques où partager des activités et des moments ensemble et pour jeter un autre regard sur notre environnement et sur nos vies.


Dans des espaces publics ouverts, attirants et bien entretenus pourraient aussi se réactiver les idées et les valeurs de notre démocratie.


En 2021 affirmer le dynamisme et la cohésion d’une ville c’est être en mesure de proposer ce type d’endroits, être conscient de leur nécessité pour les habitants et de leur fragilité (dégrader est tellement plus rapide que planter et faire croître).


Notre ville doit certainement s’affirmer comme la possibilité de circuler aisément au volant de sa voiture mais bien au-delà, elle doit proposer les conditions concrètes de bien vivre, qui donnent du sens à la vie de ses habitants et renforcent leur attachement à la cité.



Le recensement des « espaces verts » dans la ville de Monteux


Quelques lieux publics sont aménagés, ils restent cependant la portion congrue dans la ville et en tout état de cause occupent un espace bien inférieur à celui dévolu aux véhicules.


Retraçons ici la cartographie des carrés de verdure et autres esplanades de la ville :


Le parc Bellerive et le boulodrome est un endroit tranquille, abrité du Mistral en hiver et du soleil en été. Quelques jeux pour enfants sont présents avec des bancs pour les surveiller. On y rencontre des parents ou des assistantes maternelles avec leur petit groupe. Toutefois, ce parc qui jouxte le camping municipal est vieillissant. Il mériterait d’être repensé pour le rendre plus agréable surtout depuis la création du parking qui en a réduit la superficie.


Le Parc du colonel Beltrame (ex Breynat) en photo, offre aussi un carré de verdure pour les familles avec quelques jeux et installations pour les parcours sportifs. Cependant, les nouveaux arbres mettent du temps à faire de l’ombre et rendre le lieu agréable en été.


La plaine sportive est destinée aux joggeurs et aux clubs de foot. Elle ne permet pas aux enfants de jouer au football puisque les terrains sont réservés pour les clubs.


Le parc aventure est un espace intéressant qu’il serait nécessaire de réorganiser pour en faire un lieu convivial fréquenté par les jeunes montiliens.


Le parc du Château d’eau est un autre endroit de sortie pour les familles. Les plus jeunes profitent de quelques jeux de motricité.


Les adolescents se retrouvent au Skate Park du City Park pour jouer au Football ou au Basket. Avec la suppression du City Park de Bellerive et de celui du vieux moulin, les jeunes n’ont plus que celui du Château d’eau pour pratiquer ces sports.


S’agissant des infrastructures sportives en accès libre pour les jeunes, leur nombre est donc très insuffisant au regard d’une population de 13 000 habitants avec une forte proportion de jeunes. Il faudrait de nouveaux city parcs, terrains de basket et autres terrains de jeux pour les adolescents.


Sur le site de Beaulieu, il y a le lac mais ce n’est déjà plus la ville. Pour une famille avec de jeunes enfants, il faut prendre la voiture pour s’y rendre et le parking est alors payant. D’autre part, la proximité avec la voie rapide oblige de subir le bruit des moteurs pendant ce temps de détente.


Monteux, bien que située sur la carte de la Provence, peine semble-t-il à afficher certains marqueurs régionaux comme « les places tranquilles écrasées de soleil et généreusement ombragées », qui ont fait la réputation des villages de Provence et de leur douceur.


Le projet de « végétalisation » de la rue traversante du centre ancien, dévoilé dans le journal de Monteux de décembre 2020, sera une initiative intéressante propre à faire frissonner de nouveau l’âme de la vieille ville. Cependant, l’envergure de cette initiative est loin de couvrir les besoins réels liés à la taille de notre ville désormais forte de 13 000 habitants.


Observons pour finir l’incidence de ce déficit relatif de parcs de proximité, sur la dégradation de certains lieux naturels environnant la ville. Ceux-ci ont eté investis à de multiples reprises pour des moments de détente et de « convivialité » improvisés. Mais faute de bénéficier de services d’enlèvement de déchets, ils se sont durablement transformés en dépotoirs (reliefs de repas et autre). A titre d’exemple, nous en citerons deux : pont Naquet et chemin de Saint-Feréol, jonchés de centaines de canettes de bière sous un agréable bosquet de chênes verts.



En conclusion, les parcs sont des endroits de premier choix pour faire cité, se rencontrer et échanger dans la ville. Ils nous apportent des bénéfices immédiats en termes de bien-être et de santé. A ce titre, ils ont été promus parmi les 4 actions prioritaires dans le pacte pour le climat lancé le 9 décembre dernier par la Commission Européenne.


Le besoin de nature et d’extérieur est bien réel pour nos habitants, il convient de l’accompagner et de façonner notre paysage urbain en ce sens.

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