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Changement de libellés dans les délégations des élus … pour quel contenu ?




C’est avec intérêt que nous avons observé la création de nouvelles délégations à la rentrée de septembre pour 17 élus municipaux : nouveaux intitulés, nouvelles délégations pour certains, redistribution des sphères de compétences pour d’autres.


Près de six mois après cette redéfinition des attributions électives, le contenu et les missions respectives n’ont pas réellement été clarifiés ni cartographiés à destination des observateurs extérieurs, c’est à dire les administrés et les élus apportant la réplique à ladite majorité municipale.


Que ce soit par exemple la très noble délégation de « la politique de la ville », dont l’élu a été confirmé dans sa mission, ou bien celle à « l’agriculture et la végétalisation », un communiqué aurait été apprécié pour indiquer en quoi la nouvelle dénomination modifie les orientations et les priorités attribuées à ces portefeuilles électifs. Bien entendu, toutes les délégations qui ont fait l’objet d’un remaniement peuvent être concernées par ce besoin de clarification.


La reconfiguration des périmètres de responsabilités pouvait aussi être l’occasion pour chacun des intéressés de restituer un mini bilan après deux ans et demi de mandat des dossiers qui ont été traités. Cette restitution malheureusement n’a pas été réalisée.


Les nouveaux intitulés de délégations sont suffisamment larges pour autoriser un flou complet quant au contenu et à l’incarnation de ceux qui pilotent réellement les dossiers, sachant que certains se voient attribuer des responsabilités concernant des domaines dont ils sont peu familiers …


Suite à cet exercice de pensée créative, qui a accouché de 17 nouveaux libellés et délégations en septembre dernier, nous restons dubitatifs sur les périmètres réels et les dossiers pilotés par trois délégations distinctes au libellé pourtant très proche : « la ville durable », « la ville en transition » et « la transition écologique ».


Deux autres délégations distinctes s’occupent de responsabilités similaires « le vivre ensemble » et « la ville conviviale ». Concepts éminemment subjectifs. A ce stade, ce ne sont plus des domaines de gestion publiques mais davantage des styles de gestion. Ceci aboutit à un fouillis assez subtil qui rend difficile la lisibilité du pilotage des dossiers. Seules les dépenses qui leur sont associées et les extensions de budgets demeurent bien concrètes.


Le lecteur devra donc faire preuve d’une grande plasticité d’interprétation pour déceler le contenu réel ou supposé des affaires concernées.


Dans cette grande réinterprétation de la chose publique, voulue par Monsieur le Maire semble-t-il, des mots trop usés ont cédé la place à des choses vaporeuses qui laissent le lecteur électeur en état d’apesanteur et de perplexité.

Des mots très marqués ont été retirés : « économie, écoles, collèges, public , privé, âgées, social, sociaux, handicap, chasse, propreté, déchets, cimetières et mêmes … festivités ». Les « finances », le nerf de la guerre, ont aussi disparu des libellés sans retrouver un équivalent. Exit aussi « opération ville verte », sûrement trop proche de « opération spéciale », mal à propos en cette année 2022 …


A l’issue de cette opération de reconstruction de la réalité, nous restons ouverts à une présentation détaillée par chacun des délégataires des objectifs et missions qui leur ont été assignées afin de suivre au plus près leurs réalisations en cette deuxième partie de mandat électif.


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