Monteux et l'Agriculture!

Mis à jour : 7 janv. 2020


En se promenant dans la campagne montilienne, on découvre l’ingéniosité des Provençaux du XIXème siècle. Sans toutes les techniques modernes, ils ont réussi par leur persévérant travail à mettre en place un remarquable réseau d’irrigation pour arroser toutes les terres communales. (en photo un morceau du réseau montilien).


Au début du 19ème siècle, le Comtat Venaissin était une zone très aride où la diversité des cultures existantes restaient sans défense devant les grandes sècheresses. Après 4 siècles d’études et projets, c’est sous le règne de Napoléon III (1851-1870) que se réalisa la construction du canal de Carpentras puis tous les réseaux adjacents. Ce fut une véritable révolution agricole qui a transformé ce pays sec en plaine fertile, véritable jardin maraicher de France. En effet, les terres étant de qualité et l’eau disponible, notre commune a pu prospérer grâce à l’agriculture pendant des décennies…


Plusieurs types de cultures se sont succédés en fonction de la demande, de la concurrence, des crises, des modes… Suite aux brutales évolutions qu’ont vécu les agriculteurs après la seconde guerre, le métier a totalement changé. Ceux qu’on appelait les paysans sont devenus de véritables chefs d’entreprises.


Même si le nombre d’exploitations a considérablement été réduit, l’agriculture dans tous ses différents domaines reste un important moteur de la vie économique du Vaucluse.

Le tourisme est aussi lié à la qualité de nos agriculteurs qui façonnent nos paysages et aromatisent nos assiettes. Les vins, les marchés, les champs de lavande et autres truffières font rêver et saliver au-delà de nos frontières. C’est un axe touristique à développer davantage à Monteux :


On peut venir s’y baigner et chercher des sensations sur des manèges après avoir avalé un burger… Mais ce tourisme de masse, s’il rapporte de l’argent et crée des emplois saisonniers, a aussi un impact négatif sur notre cadre de vie. Développons en parallèle un tourisme plus culturel. Un tourisme qui valorise l’histoire locale, la culture provençale et sa gastronomie. Dans ce domaine, certains agriculteurs ont un rôle à jouer et ont déjà pris des initiatives. Cela valorise l’image de leur métier et de leurs produits, favorise les ventes directes ou les marchés locaux. D’autres villes voisines ont aussi développé des politiques autour du terroir avec de bons résultats.


Il est important de préserver les terres agricoles en aidant dans la valorisation des petites exploitations, ceci en privilégiant l’agriculture raisonnée et surtout locale. Pour notre part, nous avons davantage confiance en un partenariat avec des agriculteurs montiliens sérieux et responsables plutôt qu’un label bio commercial et très aléatoire. C’est pourquoi, les achats communaux doivent continuer à se faire sur circuits courts et cela doit même être renforcé et généralisé. Passons du slogan aux actes ! Retrouvons un ‘’esprit village’’ dans ce domaine.


Il est nécessaire de repenser, les marchés locaux pour les redynamiser et pour qu’ils gagnent en notoriété. Menons une politique plus attractive auprès des vendeurs, les plus petits exploitants trouveront alors un intérêt à y venir. Des évènements et animations spécifiques sont à mettre en place autour de ces marchés en particulier l’été.


Définissons des périmètres d’espaces agricoles protégés car l’urbanisation ne peut pas continuer à détruire exponentiellement ce que des siècles ont construit. Nous ne savons d’ailleurs pas de quoi sera fait l’avenir et si nous ne regretterons pas un jour la disparition de toutes ces riches terres agricoles.


A notre niveau, nous proposons ces quelques pistes de travail que nous avons définies en rencontrant des agriculteurs. D’autres mesures nécessaires ne peuvent pas se régler à l’échelon communal. Mais tout ceci est évidemment à étudier et définir directement en concertation avec les intéressés qui ne demandent qu’à aider la commune dans ce sens.

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